PRESENTATION DE MOLINES

MOLINES EN CHAMPSAUR

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Lorsque l'on emprunte la route qui serpente le long de la rivière «  la Severaissette », au départ de la Motte, la nature se fait soudain plus exubérante et sauvage au fur et à mesure que l'on s'approche des limites du parc national des Ecrins.

On découvre alors Le village de Molines posé dans un écrin de verdure entouré de montagnes. Situé à 1250 mètres d'altitude il bénéficie d'une position exceptionnelle face au sud .

 "Porte" du parc National des Ecrins, c'est le point de départ de nombreuses randonnées pédestres.

 MOLINES AUTREFOIS

 

Molines, coincé entre le petit et le vieux Chaillol, était jadis un hameau construit au confluent des torrents du Peyron et de la Muande. Deux cours d'eau dévastateurs qui causérent par la passé, des dégâts à cette communauté de montagne vivant presque en autarcie.

Molines autrefois était incorporée à la commune de la Motte en Champsaur puis elle fut en 1792 déclarée comme commune indépendant, et c'est1931, lorsque les dernières propriétés furent vendues qu'elle a été, à nouveau, rattachée à La Motte en Champsaur. Elle comptait plusieurs hameaux nichés en haut de la vallée qui ont été abandonnés au début du XXème siècle et dont les ruines sont encore visibles : Le Roy, les Boyers, Londonnière et le Sellon.Le hameau de la Valette ,situé au début de la vallée , était lui aussi rattaché à Molines.

 LES HAMEAUX

MOLINES : c'est le nom romain de « Moulin ». Dans l'ancien village, il devait y avoir un moulin, ce qui se concoit fort bien en raison de la proximité du torrent de Peyron-Roux. Dans le nouveau village, on sait qu'au siécle dernier, il y en avait deux.

Les autres noms ne sont pas d'origine romaine. On voit qu'ils sont beaucoup plus récents et snt tirés de la langue vulgaire (ou langue d'oc) qui donnera plus tard le patois.

LONDONNIERES : vient de « l'onde noire », le torrent qui passe à proximité, mais ce dernier porte aussi le nom de « l'Oreyer ». Est ce parce qu'on y trouvait autrefois de l'or ? Le hameau fut abandonné en 1874

LES BOYERS : les premiers habitants s'appelaient BOYER-JOLY. Ce hameau fut abandonné en 1915.

LE ROY : s'et appelé « la Muande » jusqu'au environ de 1780. On trouve de nombreuses « Muandes » en Valgaudemar, qui sont des vallons, en haute montagne, où l'on parquait les troupeaux et où les bergers devaient passer l'été dans des abris de fortune . Ces « Muandes » donnaient naissance à des torrents qui s'écoulaient ensuite dans les vallées.

Mais pourquoi ensuite le Roy ?

Une légende voudrait que Louis XVI ait exempté d'impôts les habitants du hameau alors qu'il aurait été ravagé par les eaux. En reconnaissance, ceux-ci auraient rebaptisé leur village. Ce hameau fut abandonné en 1916.

LE SELLON : porte bien son nom, seul,retiré dans la montagne, caché aux yeux de tous. Il fut abandonné à la suite d'une grosse avalanche en 1916.

LA VALETTE : porte le nom du torrent qui a creusé son lit dans une petite vallée. Le hameau fut abandonné en 1875. Il y avait également « Ferrière », une maison isolée où habitait Etienne Villaron. Cette maison fut emportée par une avalanche en décembre 1784. Son épouse née Catherine Nouguier, fut tuée, ainsi que sa belle-soeur Anne Robert et son jeune fils de 3 ans. Etienne Villaron et son fils Jean âgé de 9 ans furent retrouvés vivants, 5 jours aprés dans les décombres. La maison ne fut jamais reconstruite.

Puisque nous parlons de catastrophe, citons plus prés de nous la grave inondation deseptembre 1860, qui submergea Molines. Napoleon III , qui se trouvait en Savoie avec l'Impératrice, envoya un secours de 10 000 francs pris sur sa cassette. Es inondations de juillet 1914 furent également terribles. Elles touchèrent particulièrement le hameau du Roy, ce qui poussa les derniers habitants à partir quelques temps plus tard.


LA POPULATION

  De l'an II (date du premier registre d'état civil) à 1900 la population de la commune de Molines oscilla entre 140 et 150 habitants.

 Il y avait outre le Maire, un garde champêtre, deux institutrices, une au hameau de Molines et une au hameau du Roy et un curé.

 L'EXODE

 Avant la première guerre mondiale les autres hameaux de Molines (Les Boyers, Londonnière, le Roy ou le Sellon) étaient encore habités par sept familles. Six mois durant leurs habitants restaient prisonniers des neiges, des avalanches et des crues ; autant de dangers qui les poussèrent au départ vers d'autres cieux plus cléments, la plupart choisirent de s'établir sur les communes de la Motte, des Infournas mais aussi à l'étranger principalement aux Etats-Unis.

 Le hameau de Molines a également suivi le mouvement de l'éxode et pendant de nombreuses années Emile Escale (« Le violonneux ») et sa fille Héléne étaint les seuls habitants permanents de ce hameau.

 MOLINES AUJOURD'HUI

Au début des années 2000, il ne restait qu'une personne vivant à l'année au village Héléne Ecale , depuis, des restaurateurs se sont installés et ont ouvert une auberge : « l'Auberge Gaillard » qui permet de maintenir une vie permanente au hameau. Ils organisent de nombreux évenements et soirées à thèmes.

Un garde de l'ONF a construit un ravissant chalet qu'il occupe toute l'année avec sa famille.

L'ancien presbytère a été transformé en gîte.

L'été c'est la présence des scouts de France, d'un festival de musique, d'une exposition artisanale « les arts Moutencs » et maintenant d'ARTEMIS fête-exposition de la chasse de la pêche de la nature et de l'artisanat.

 

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Date de dernière mise à jour : 10/02/2015

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